SOS enfants placés : un collectif pour lancer l’alerte

À  l’initiative de Yes 4 humanity – SOS enfants placés et my casa pour le Canada, pour faire remonter via les enfants placés et les professionnels les difficultés rencontrées face au Covid-19.

Le communiqué de Lyes Louffok, Marcelle Partouche Guttierez & Fouzy Mathey :

Depuis ce mardi 17 mars, les familles sont confinées partout en France. Les enfants ne vont plus à l’école, les parents restent travailler chez eux, et ils se côtoient donc en permanence. Une solution, maillon essentiel dans la lutte contre le coronavirus, qui pose des questions inédites aux services de protection de l’enfance.

En effet, le confinement renvoie chacun à des situations familiales très inégales. Dans un certain nombre de cas, la famille est le théâtre de maltraitances. Dans d’autres, l’enfant en a été séparé et confié aux services de l’Aide sociale à l’enfance. Comment dès lors s’assurer que la lutte contre le coronavirus ne se fera pas au détriment des droits de chaque enfant ?

Qu’adviendra t-il des enfants victimes de violences intrafamiliales ? Des enfants placés vivants seuls à l’hotel? Des enfants en attente d’évaluations? Des jeunes sortant de l’ASE à la rue ?

Mais surtout, qu’adviendra t-il de la protection des nombreux professionnels mobilisés ? De la sécurité des enfants dans les établissements dans les familles d’accueil et dans la rue ?

À situation inédite, action inédite !

Nous invitons les professionnels et les enfants placés à nous alerter sur les difficultés qu’ils rencontrent par le biais de ce formulaire ou de l’adresse mail sos@enfantsplaces.org.

Les enfants et les jeunes en situation d’isolement sont notre priorité.

Nous agirons en conséquence, nous avertirons les pouvoir publics en temps réel, et nous continuerons de mobiliser la société civile autour d’un même objectif : la protection de TOUS nos enfants.

Nous réaffirmons notre soutien et notre solidarité à l’ensemble des personnels mobilisés, les soignants comme les travailleurs sociaux.

Ensemble, rien n’est impossible.

Croix-Rouge : un numéro pour les personnes vulnérables isolées et non accompagnées

Pour répondre à la crise COVID-19, la Croix-Rouge française a suspendu certaines de ses activités pour se concentrer sur la réponse à l’urgence sanitaire et sociale (secours, maraudes, centres d’hébergement pour sans-abri, distribution alimentaire). Elle complète aujourd’hui sa réponse avec « Croix-Rouge chez vous », un dispositif qui s’adresse aux personnes vulnérables confinées en situation d’isolement social. En appelant le 09 70 28 30 00*, disponible 7J/7 de 8h à 20h, elles pourront bénéficier d’une écoute et d’un soutien psychologique, d’informations sur la situation, mais aussi de la possibilité de commander des produits de première nécessité livrés par des volontaires de la Croix-Rouge.

Toutes les personnes vulnérables isolées et non accompagnées, peuvent appeler le 09 70 28 30 00* ouvert 7j/7 de 8h à 20h.

A leur écoute, des volontaires de la Croix-Rouge pour leur proposer une écoute chaleureuse, les rassurer, les informer, mais aussi identifier les risques et les orienter vers d’autres services si nécessaire. Des professionnels de la santé mentale sont également disponibles pour leur apporter un soutien psychologique.

« Croix-Rouge chez vous » leur permet aussi de s’approvisionner en produits de première nécessité (denrées alimentaires, produits d’hygiène et médicaments sur ordonnance). Les demandes seront transmises sur le terrain aux unités locales de la Croix-Rouge française dont les bénévoles assureront la livraison.

Ce dispositif est d’ores et déjà disponible dans 80 départements en France Métropolitaine et devrait très vite s’étendre à tout le territoire.

Pour lui permettre de poursuivre et renforcer ses actions en réponse à l’urgence sanitaire et sociale, la Croix-Rouge française a besoin de la générosité de tous et lance un appel à dons.

Confinement et violences faites aux enfants à leur domicile : plan de continuité du 119

Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat à la protection de l’enfance, alerte sur les risques de maltraitance des enfants qui peuvent survenir pendant la période de confinement

En temps normal, l’école fait parfois office de « refuge » pour des enfants, et les personnels de l’Éducation nationale sont les premiers à transmettre des d’informations préoccupantes. Alors que seul un français sur quatre en moyenne déclare avoir le réflexe d’appeler le 119 face à une suspicion de violence sur mineur, la vigilance doit redoubler pendant cette période de confinement.

C’est le message qu’Adrien Taquet, secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Solidarités et de la Santé, souhaite envoyer à chacun dans les prochaines semaines et c’est dans le même objectif qu’un certain nombre de dispositifs visant à prévenir les violences faites aux enfants dans un cadre privé ont été renforcés :

1°) Déclenchement du plan de continuité d’activité du 119 – Enfance en danger

Le Service 119-Allo Enfance en Danger a activé son plan de continuité d’activités pour assurer un maintien de l’activité des écoutants, indispensable au repérage des situations de danger ou de risque de danger d’enfants. L’ensemble de l’équipe du Groupement d’intérêt public enfance en danger (GIPED) continuera à s’articuler étroitement avec les Cellules de recueil d’informations préoccupantes (CRIP) des conseils départementaux, avec lesquels s’entretiennent régulièrement les services d’Adrien Taquet.

Un point hebdomadaire sera fait entre le Ministre et les responsables du 119-Enfance en danger pour suivre l’évolution de la situation des violences recensées.

Tél : 01 40 56 84 92 14, Avenue Duquesne Mél : sec.presse.enfance@sante.gouv.fr 1/2 75350 PARIS SP 07

Adrien Taquet appelle chacun à redoubler de vigilance pendant cette période, et à composer le 119 si l’on est témoin, même auditif, même dans le doute, de violence sur un enfant.

Il s’agit d’un geste simple sans risque pour chacun d’entre nous qui peut sauver la vie d’un enfant. Cela vaut également pour les enfants et adolescents confrontés à une telle situation pour eux- mêmes ou pour un autre mineur en danger. L’appel, gratuit depuis tous les téléphones, n’apparaît sur aucun relevé téléphonique.

Par ailleurs, des associations de protection de l’enfance restent plus que jamais à l’écoute pour fournir des conseils ou des orientations vers des services compétents, notamment :

2°) La justice maintient les procédures d’urgence permettant de garantir la protection de tous les enfants

Sur décision de Nicole Belloubet, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, les tribunaux sont fermés au public, pour éviter la propagation du virus. Les plans de continuité d’activité, déclinés dans chaque tribunal judiciaire selon les directives données, permettent d’assurer le traitement des contentieux urgents et d’assurer la protection de tous les enfants.

Des permanences sont assurées dans les tribunaux pour enfants afin de prendre les mesures utiles de protection pour les enfants exposés à une situation de danger. En cas d’urgence, des ordonnances de placement provisoire seront décidées par les magistrats pour garantir leur protection. L’accueil de ces enfants sera assuré par les professionnels de la protection de l’enfance, dont la mobilisation doit être saluée en ce temps de crise sanitaire inédite.

Des préconisations seront adressées à ces professionnels, afin de garantir leur sécurité sanitaire et celle des enfants accueillis.

Concernant la répression des violences faites aux enfants, les audiences de comparution immédiate ou les présentations devant le juge d’instruction qui s’imposent se tiendront.

3°) Sensibilisation des enfants et du grand public

Chacun doit également se sentir concerné par ce message de vigilance pour que la protection de nos enfants reste une priorité malgré le confinement qui s’impose.

Le Ministre en appelle à l’ensemble des diffuseurs -chaînes de télévision, radios, plateformes internet et réseaux sociaux, utilisés en particulier par les jeunes- afin qu’ils puissent relayer les messages de prévention et de promotion du 119-Enfance en danger.

Une campagne de sensibilisation sur l’enfance en danger à destination du grand public sera ainsi réactivée dans les prochains jours afin de favoriser cette vigilance collective.

Contact presse : sec.presse.enfance@sante.gouv.fr

Tél : 01 40 56 84 92 14, Avenue Duquesne Mél : sec.presse.enfance@sante.gouv.fr 2/2 75350 PARIS SP 07

  • –  La Voix De l’Enfant : 01 56 96 03 00
  • –  L’enfant Bleu – Enfants maltraités : 01 56 56 62 62
  • –  Colosse aux pieds d’argile : 07 50 85 47 10
  • –  Stop maltraitance / Enfance et Partage : 0 800 05 1234